La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine prend une nouvelle ampleur. À la suite d’un décret signé par Donald Trump, Google, Intel, Qualcomm et Broadcom, entre autres, ont arrêté de fournir Huawei en logiciels et en composants, rapporte Bloomberg.
À l’heure actuelle, Huawei ne peut donc plus commander de processeurs ni de modems chez ses principaux fournisseurs. Selon une source de Bloomberg, le fabricant chinois a anticipé cette escalade en constituant un stock de composants essentiels lui permettant de tenir pendant au moins trois mois.
L’administration Trump justifie ce boycott en accusant Huawei d’espionnage économique et industriel. Cette mesure pourrait entraîner d’importants contrecoups pour les fournisseurs américains, Huawei étant le numéro 2 mondial des smartphones, ainsi que pour le déploiement de la 5G.
Sur le plan logiciel, Google a indiqué sur Twitter que ses services, comme sa boutique d’apps Google Play et Google Play Protect, continueront de fonctionner sur les terminaux existants. En revanche, les nouveaux appareils Huawei devront se contenter de la version open source d’Android expurgée de tous les services Google, un handicap énorme.
Sentant le vent tourner, le géant chinois a préparé son propre système d’exploitation, a assuré en mars le dirigeant Richard Yu. « Si jamais nous ne pouvions plus utiliser [Android ou Windows], nous serions prêts avec un plan B », avait-il déclaré. C’est le moment de s’en servir.