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Test de l’iPad Pro 11” M4 : qu’est-ce qu’un iPad ?

Anthony Nelzin-Santos

dimanche 26 mai 2024 à 10:00 • 83

Matériel

L’an dernier, pour la première fois, j’ai acheté un iPad avec mes deniers personnels. Je pensais que ce serait une bonne motivation, que ce ne soit pas la boite qui paye, mais non, mon iPad Pro 11” M2 passe le plus clair de son temps dans un tiroir. Pour lire mes flux RSS et jeter un œil à mes courriers électroniques, l’iPhone suffit. Pour écrire et développer, parmi d’autres occupations qui demandent un clavier, le Mac est aussi flexible que confortable. Pour regarder des films en famille, rien ne vaut l’Apple TV.

Alors quand Apple présente l’iPad Pro 11” M4 avec une litanie de qualificatifs plus extravagants les uns que les autres, je dois bien dire que je reste songeur. D’accord, son châssis est « impossiblement fin ». D’accord, son écran Ultra Retina XDR est « le plus avancé du monde ». D’accord, la puce M4 offre des « performances hors normes ». Mais est-ce que tout cela peut me donner envie d’utiliser l’iPad Pro plutôt qu’un autre appareil ? La réponse dans notre test de l’iPad Pro 11” M4.

LʼiPad Pro 11” M4 avec ses accessoires. Image iGeneration.

Depuis l’iPad Air 2, Apple aime décrire sa tablette comme une « feuille de verre magique », et la comparaison n’a jamais été aussi tangible. Le modèle de 11” est un peu plus épais que le modèle de 13”, qui prend le titre de « produit le plus fin jamais conçu » par Apple à l’iPod nano de septième génération, mais le mot « épais » ne convient plus pour décrire une telle finesse. Pour réduire l’épaisseur de la tablette à seulement 5,3 mm, les ingénieurs d’Apple ont déployé des trésors d’ingéniosité.

Les chambres acoustiques qui amplifient le son produit par les quatre hautparleurs, un dans chaque coin, ont été rétrécies sans que cela n’affecte particulièrement la reproduction sonore. La carte-mère se glisse entre les deux cellules formant la batterie, qui gagne 2,64 Wh pour offrir une capacité de 31,29 Wh, miracle de la progression des technologies. La puce M4 est placée au centre de l’appareil, sous le logo Apple qui n’est plus seulement un ornement, mais un dissipateur thermique doublé d’une feuille de cuivre.

LʼiPad Pro 11″ M4 est plus fin que la partie plate de lʼiPad original (à droite). Image iGeneration.

Si l’iPad Pro 11” M4 a maigri de six dixièmes de centimètres, c’est aussi et surtout grâce à la dalle Tandem OLED de l’écran Ultra Retina XDR. Les diodes électroluminescentes organiques produisent leur propre lumière : l’éclairage se confond avec l’affichage, les dispositifs de rétroéclairage et les filtres polarisants sont inutiles, les écrans OLED sont plus fins que les écrans LCD. Comme toutes les diodes peuvent être allumées, la luminosité est plus homogène et les couleurs sont plus fidèles. Comme chaque diode peut être éteinte individuellement, les noirs sont vraiment noirs et le contraste est absolu.

Mais il y a un mais : les matériaux organiques se dégradent progressivement en laissant des traces sur l’écran et en changeant les couleurs. Après avoir étrenné la technologie mini-LED dans l’iPad Pro 12,9” M1, Apple aurait voulu embrayer sur la technologie micro-LED, qui applique le principe des écrans OLED aux diodes électroluminescentes inorganiques, plus durables et plus brillantes que leurs homologues organiques. Las, les défis empêchant la production industrielle semblent encore insurmontables. Le Tandem OLED fait office de pis-aller… qui est ce qu’il se fait de mieux dans le domaine.

Lʼécran Ultra Retina XDR permet un affinement tel que le port USB-C nʼest plus loin dʼêtre le facteur limitant. LʼiPod nano de septième génération (devant) est un peu plus fin que lʼiPad Pro 11” M4… mais plus épais que lʼiPad Pro 13” M4. Image iGeneration.

Apple n’a inventé ni le terme ni la technologie, imaginée par Kodak au milieu des années 2000 et industrialisée par LG Display depuis 2019. À tant vouloir simplifier les explications, le marketing cupertinien finit par mentir, puisqu’il ne s’agit pas d’empiler des panneaux OLED, mais plutôt des diodes. Deux diodes prennent ainsi place l’une sur l’autre, seulement séparées par une « couche de génération de charge », entre la même anode et la même cathode. Tout l’enjeu consistant à maitriser l’application de la tension électrique pour faire apparaitre l’électroluminescence au bon endroit et au bon niveau.

Si cela semble compliqué, c’est que ça l’est ! La première génération d’écrans Tandem OLED atteignait péniblement 750 nits, une partie de la lumière se perdant dans les réflexions internes. La deuxième génération dépasse le cap des 1 000 nits en abandonnant les émetteurs verts fluorescents au profit d’émetteurs phosphorescents et en adoptant des émetteurs bleus au deutérium. La consommation électrique, qui a déjà baissé de 40 %, devrait baisser de 20 % supplémentaires avec la troisième génération prévue pour l’an prochain, qui promet une luminosité moyenne de 1 200 nits.

La structure d’une diode électroluminescente organique traditionnelle (à gauche) et tandem (à droite). Image Omdia.

LG ciblait le marché de l’automobile, qui cherche de longue date une technologie garantissant 80 % d’une luminosité originale dépassant 1 000 nits après 10 000 heures de fonctionnement à température ambiante. Mais le Tandem OLED a séduit Apple, au point que Samsung Display a dû revoir sa feuille de route et adopter précipitamment cette technologie pour pouvoir se positionner sur les prochains appels d’offres. Les iPad Pro 11” et 13” à puce M4 sont les premiers appareils produits en grande série utilisant des écrans Tandem OLED1.

Cette technologie semble définitivement résoudre le problème de la rémanence, déjà bien contrôlé dans les écrans Super Retina XDR des iPhone récents, LG promettant un quadruplement de la durée de vie des diodes. Apple a prévu un système de surveillance qui doit compenser les effets de la rémanence et les conséquences du vieillissement des composants organiques en faisant individuellement varier la luminosité des diodes. Cela prouve bien que cette technologie, aussi avancée soit-elle, n’est pas miraculeuse.

Le verre nanotexturé (en bas) réduit considérablement les reflets, mais il semble attirer les traces de doigts et réduit le microcontraste de lʼaffichage. Image iGeneration.

Apple pousse la luminosité jusqu’à 1 600 nits pour faire exploser le contraste — qui atteint la valeur absolument démente de 2 000 000:1 — des contenus HDR. Les noirs sont parfaitement noirs, les blancs sont parfaitement blancs, les couleurs sont aussi éclatantes que fidèles, l’iPad Pro 11” est le (petit) téléviseur que la firme de Cupertino refuse de fabriquer. Entre ces brefs pics, l’écran plafonne à 1 000 nits, une valeur qui permettrait de travailler dehors si le revêtement antireflet accomplissait véritablement son office.

Le verre nanotexturé réduit considérablement les reflets, mais cette option à 130 € réservée aux seuls modèles possédant 1 ou 2 To de stockage réduit aussi le microcontraste de l’affichage. Si vous ne savez pas exactement pourquoi vous pourriez en avoir besoin, vous pourrez vous contenter d’un simple film matifiant. Peut-être même le devrez vous : le système de réglage automatique de la luminosité est réglé de manière à prévenir la rémanence et donc se tenir le plus loin possible et le plus longtemps possible du plafond de 1 000 nits.

LʼiPad Pro 11“ M4 perd son objectif ultra grand-angle. Image iGeneration.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, quelques micromètres et vingt grammes suffisent à changer la perception de l’iPad Pro 11” M4 en main. C’est vrai lorsqu’on tient la tablette à bout de bras pour feuilleter un magazine ou regarder une vidéo. C’est aussi et surtout vrai lorsqu’on se dit qu’il vaudrait mieux la glisser dans son Magic Keyboard avant de la jeter dans le sac à dos, la colonne vertébrale métallique recouvrant la carte-mère n’empêchant pas complètement le boitier de fléchir sous la pression.

D’une certaine manière, c’est l’objectif d’Apple. Si l’iPad Pro 11” M4 est un peu plus fin et un peu plus léger, c’est d’abord et avant tout pour qu’il soit plus svelte lorsqu’il est glissé dans son clavier. Les touches, qui conservent leurs mécanismes à ciseaux chuintants, et le trackpad, qui gagne un système de retour haptique, sont maintenant entourés d’une plaquette d’aluminium. On croirait presque ouvrir un MacBook Air — il aurait fallu que le trackpad soit agrandi, comme sur le Magic Keyboard de l’iPad Pro 13” M4, pour que l’illusion soit complète.

Le trackpad conserve ses dimensions, mais gagne un moteur haptique. Les touches périphériques sont compressées sur le modèle 11”, mais on prend rapidement le coup de main. Image iGeneration.

Apple est toutefois parvenue à caser une rangée de touches de fonctions sur le clavier du « petit » iPad Pro. C’est un mal, il faut ralentir la frappe pour viser précisément ces petites touches sans taper l’écran, pour un bien, c’est toujours mieux que de devoir lever les mains du clavier pour farfouiller dans le Centre de contrôle. Puisque la touche peut toujours être reconfigurée en touche dans les réglages du Magic Keyboard, c’est même très bien.

Si l’intérieur est plus élégant et moins salissant, l’extérieur est toujours revêtu du même plastique gommeux qui s’élimera (en noir) ou se tachera (en blanc) après quelques mois seulement. Est-ce bien digne d’un clavier à 349 € ? Disons que le raffinement de la charnière, qui n’est plus recouverte de plastique et adopte la forme oblongue de son port USB-C de recharge, compense. Avec un poids de 444 grammes pour la tablette et 585 grammes pour le clavier, l’ensemble rate la barre symbolique du kilogramme, mais est enfin plus léger que le MacBook Air 11” que je regrette tant.

L’aluminium dépasse sur les bords pour protéger les tranches de l’iPad Pro, une intention louable, mais qui fait disparaitre la petite lèvre de plastique facilitant l’ouverture du clavier. Image iGeneration.

Le repositionnement de la caméra True Depth sur le bord long finit de prouver que l’iPad ne se conçoit plus sans clavier. Bien que l’objectif ne soit pas tout à fait centré, parce qu’il est décalé par le microphone et le capteur de luminosité ambiante, sa position est immédiatement plus naturelle. Le cadrage n’est pas très flatteur, d’autant que le Magic Keyboard s’ouvre plus grand pour offrir une vue endoscopique de vos narines, mais vous pourrez enfin regarder vos correspondants dans les yeux et verrez moins souvent apparaitre le message « Appareil photo obstrué » en déverrouillant votre tablette.

Ajoutez l’algorithme qui détecte l’obstruction d’un microphone pour augmenter le signal des autres, ainsi que l’amélioration indéniable du système d’isolation de la voix, et vous obtenez une machine à téléréunionner… près d’une prise de courant. Quoi qu’elle en dise, Apple a sacrifié l’autonomie. Le sacrosaint chiffre des « dix heures », qui signifiait « dix heures de travail et trois heures de détente », signifie maintenant « dix heures de navigation et pas une seconde de plus ».

La caméra (deuxième en partant de la gauche) nʼest pas exactement centrée par rapport à lʼécran. Image iGeneration.

Alors que l’iPad de dixième génération doit se contenter de l’Apple Pencil à port USB-C, l’iPad Pro 11” M4 fait cohabiter la caméra True Depth et la bobine de recharge par induction du stylet. Cela ne veut pas dire qu’il soit compatible avec l’Apple Pencil de deuxième génération — pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les tablettes à puce M4 inaugurent le Pencil Pro, qui possède (enfin !) un bouton permettant de convoquer une palette d’outils, mais comme Apple ne fait jamais rien comme tout le monde, ce bouton est complètement virtuel.

Le stylet, qui ne peut toujours pas être démonté et devra donc être jeté lorsque sa batterie expirera, renferme une jauge de déformation qui capte la pression de vos doigts. Lorsque vous pincez le fut, le minuscule Taptic Engine caché au sommet du Pencil Pro se déclenche pour vous donner l’impression d’avoir pressé un bouton. Mieux encore : un gyromètre observe non seulement l’inclinaison du stylet pour « projeter » l’ombre de l’outil sélectionné à l’écran, un détail aussi plaisant que pratique, mais aussi et surtout sa rotation pour changer la direction de la pointe.

Les jolies boites de lʼApple Pencil Pro annoncent la couleur. Image iGeneration.

Nul doute que les dessinateurs et autres graphistes seront ravis, mais le commun des mortels profitera tout autant de ces fonctionnalités. Le pincement permet de changer plus rapidement d’outil et de couleur, ainsi que d’annuler/rétablir en un tournemain avec un étonnant curseur d’historique circulaire. La rotation fonctionne aussi bien avec le marqueur, pour passer de l’écriture avec le bout de la pointe au surlignement avec sa tranche, qu’avec le nouveau stylo-plume, pour travailler ses pleins et ses déliés comme à l’école.

Le Pencil Pro s’intègre (re-enfin !) au réseau Localiser pour signaler sa dernière position connue en cas de perte. Vous aurez beau chercher, vous ne retrouverez pas l’objectif ultra grand-angle. Apple assure qu’il n’était pas suffisamment utilisé pour être regretté, mais il pouvait servir pour numériser de grands documents dans un espace restreint. En contrepartie, l’iPad Pro 11” M4 gagne un deuxième capteur de luminosité, qui améliore sensiblement la réactivité de l’affichage True Tone et rend le flash « adaptatif », c’est-à-dire capable d’effacer les ombres sur les documents en s’alignant sur les caractéristiques de l’éclairage ambiant.

Une (piètre) démonstration de la fonctionnalité de rotation de lʼoutil stylo-plume et du nouveau menu circulaire dʼannulation et de rétablissement. Image iGeneration.

Vous l’aurez compris, l’iPad Pro 11” M4 mérite bien l’enthousiasme, l’hyperbole et la grandiloquence des commerciaux d’Apple. C’est bien le problème : le matériel continue de progresser plus vite que le logiciel. Procreate Dreams, Octane X, Morpholio Trace et Shapr3D montrent toute la puissance du matériel et butent contre toutes les limites du logiciel. Ne prenons qu’un seul exemple : l’exportation d’une vidéo depuis Final Cut Pro est (un peu) plus rapide, mais elle peut toujours planter à 10 % de la fin, parce que le système ne sait pas vider les caches et purger la mémoire avant qu’ils ne soient saturés.

Pixelmator Pro tire merveilleusement partie du Neural Engine, mais uniquement pour des opérations courtes, les traitements plus complexes étant toujours menacés par l’extinction de l’écran, géré comme celui d’un iPhone plutôt que celui d’un Mac. Le ray tracing profitera sans doute aux jeux AAA qui sont toujours censés arriver « bientôt » après de nouvelles et d’énièmes améliorations de la chaine de production fournie par Apple.

La touche est un peu coincée sous lʼécran, mais puisquʼon peut difficilement utiliser Vim sur lʼiPad Pro… Image iGeneration.

À quoi bon ajouter une touche au Magic Keyboard si l’on ne peut pas utiliser Vim ? Une application comme a-Shell dépanne quand il faut absolument utiliser un outil en ligne de commande, jusqu’à ce qu’une règle absurde de l’App Store ou qu’un blocage du système de « bac à sable » n’empêchent de faire ceci ou cela. La gestion défaillante du routage audio empêche d’enregistrer un podcast dans Ferrite depuis un appel FaceTime, par exemple, alors il faut appeler son invité depuis un iPhone ou un Mac. Ne parlons même pas de l’impossibilité de développer pour le web avec un serveur local ou pour iPadOS lui-même avec un véritable IDE !

Les déficiences de fonctionnalités plus triviales donnent envie de jeter l’iPad Pro 11” M4 par la fenêtre. Apple impose des contorsions acrobatiques pour installer une police, même en utilisant une application comme Fontcase, alors qu’il suffirait d’un Livre des polices connecté au cloud pour régler cela. Fichiers n’est toujours pas l’équivalent du Finder, ne serait-ce que parce qu’il lui manque Coup d’œil et les dossiers intelligents, et même si c’était le cas, Stage Manager est toujours incapable d’afficher plus de quatre fenêtres et de gérer correctement le glisser-déposer.

Deux ans après sa présentation, Stage Manager reste perclus de bugs confondants sur la mise en avant de la fenêtre active, le changement dʼapplication ou encore le glisser-déposer. Image iGeneration.

Vous me direz que pour tout ça, il y a le Mac. C’est vrai, mais c’est Apple qui a décidé d’inaugurer la puce M4 avec l’iPad Pro en insistant sur les usages les plus complexes. Or il ne m’est pas venu à l’idée de vérifier la configuration de mon modèle de test (processeur à neuf cœurs, 8 Go de mémoire unifiée, 256 Go de stockage) avant d’écrire ces lignes ! L’iPad Pro 11” M4 ne m’a jamais semblé particulièrement plus puissant que mon iPad Pro 11” M2, parce que le logiciel est tout simplement incapable de toucher aux limites du matériel, et ce n’est pas faute d’utiliser quelques applications très « professionnelles ».

Que l’iPad Pro 11” M4 surpasse le MacBook Air 13” M3 dans Geekbench, avec un score de 3 709 en single-core et 13 294 en multi-core, ne dit rien de l’expérience quotidienne. C’est le miracle de l’iPad Pro, on peut monter quatre angles en 4K à 60 i/s sans le faire broncher ni chauffer, c’est la tristesse de l’iPad, il suffit d’ouvrir Spotlight pour constater que le problème ne vient pas du matériel. Tout ça pour ça.

Cʼest un petit détail, mais un détail qui compte, la marque « iPad Pro » apparait désormais au dos de lʼappareil. Reste à savoir sʼil le mérite. Image iGeneration.

L’iPad Pro 11” M4 est une formidable démonstration technologique qui cherche ses usages. Soit l’iPad n’est qu’un grand iPhone et l’iPad Pro n’a pas de sens, soit l’iPad est un petit Mac et iPadOS doit aller dans ce sens. On ne peut pas dire que la « stratégie » faisant de l’iPad un ordinateur pour tout et pour tout le monde, et donc finalement bon à rien, ait particulièrement réussi. Je veux utiliser cet iPad Pro 11” M4, mais à chaque fois que je m’en sers, je me dis qu’un autre appareil serait plus pratique, à l’exception notable des moments que je passe avec le Pencil Pro en main.

Son châssis est bien « impossiblement fin ». Son écran Ultra Retina XDR est bien « le plus avancé du monde ». La puce M4 offre bien des « performances hors normes ». Pour ne rien gâcher, l’iPad Pro 11” M4 est le premier iPad Pro 11” possédant exactement les mêmes composants que l’iPad Pro 13”. Voilà pourquoi la situation est exaspérante : l’amélioration continue (et franchement incroyable) du matériel ne fait qu’accentuer la stagnation relative (et franchement déprimante) du logiciel. Ce n’est pas ce qui me donnera envie d’acheter un nouvel iPad Pro… ou alors seulement si c’est la boite qui paye2.


  1. Honor voudrait faire croire que l’honneur revient à son Magic6 RSR Porsche Edition, présenté il y a quelques semaines, mais « la voiture de sport des smartphones » est produite en petite série et vendue pour la bagatelle de 1 900 €.  ↩︎

  2. Mon patron peut être contacté à lʼadresse christophe@macgeneration.com. Merci dʼavance.  ↩︎

Prix :

1 219 €

Note :

Les plus

  • Sublissime écran Ultra Retina XDR
  • Magic Keyboard et Pencil encore améliorés
  • Puissance sans fin de la puce M4

Les moins

  • LʼiPhone existe
  • Le Mac existe
  • iPadOS existe

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