Peacock1, le service de streaming de NBCUniversal, ouvrira ses portes le 15 juillet aux États-Unis, et dès le 15 avril pour les clients de Comcast (le câblo-opérateur s'est emparé du réseau NBC il y a quelques années). Il se déclinera en trois formules : une option gratuite, Peacock Free, avec un catalogue limité et des réclames (pas plus de 5 mn par heure) ; une option à 5 $ par mois avec de la publicité ; et Peacock Premium à 10 $ par mois, sans pub.
En termes de contenus, la formule gratuite comprendra 7 500 heures de programmes, dont des films Universal, des émissions comme le Saturday Night Live et l'accès 24 heures après leur diffusion des séries diffusées sur NBC. Les deux forfaits payants incluront des retransmissions sportives en direct (dont des matchs de la Premier League qui ne sont pas diffusés sur la chaîne) ainsi qu'un accès anticipé à des shows comme le Tonight Show de Jimmy Fallon et le Late Night de Seth Meyer.
Le fonds de catalogue, dont une partie est encore entre les mains d'autres diffuseurs (Netflix possède les droits de The Office jusqu'en 2021), est assez impressionnant : Battlestar Galactica, Brooklyn Nine-Nine, Monk, Parks and Recreation, 30 Rock, le toujours aussi corrosif Mariés, deux enfants… Il y aura aussi les films de la major Universal, de la saga Fast & Furious à ET, en passant par la saga Bourne et Retour vers le Futur.
En tout, les abonnés Premium auront droit à 15 000 heures de programmes, dont des contenus originaux (si vous aviez rêvé des reboots de Punky Brewster, Sauvés par le gong et Battlestar Galactica, vous serez servi). En plus de ces séries et films, Peacock proposera donc du sport, dont les JO, ainsi que de l'info avec NBC News Now.
Comcast s'attaque ici à un marché qui commence à être bien encombré, entre Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et, bien sûr, Apple TV+. L'arrivée de ce nouvel acteur va fragmenter un peu plus l'offre de programmes, risquant ainsi de pousser certains à pirater des contenus qu'ils pouvaient trouver auparavant chez Netflix, par exemple. En dehors des États-Unis, on ne verra pas de si tôt la couleur de l'animal (sans doute jamais).
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Pour « Paon », l'emblème historique du network NBC. ↩