Dans son édition du jour, Le Figaro révèle que la Fnac cessera l’exploitation de sa plate-forme de téléchargement "Fnac Music" à la fin de l’année. Ceux qui utilisent ce disquaire ont jusqu’au 31 décembre pour épuiser leurs crédits.
Passé cette date, La Fnac renverra ses clients vers l’iTunes Store, qui détient 70 % de part de marché sur ce segment. La Fnac, qui reste le leader des ventes de CD en France, prend acte de son échec dans le numérique. Sa plate-forme disposait d’une part de marché - confidentielle - de 3,8 %. Elle sera traitée par Apple comme un affilié. Ainsi, l’agitateur percevra une commission sur chaque client envoyé sur iTunes et ayant procédé à un achat.
Si sa position incontournable dans la musique pouvait lui faire espérer un avenir meilleur dans le numérique, la Fnac a également été pénalisée par un environnement difficile. Les DRM imposés dans un premier temps par les majors l’ont empêché d’accéder à l’iPod qui dominait de la tête et des épaules le marché des lecteurs MP3. À cela, il faut ajouter une fiscalité peu favorable. Alors qu’iTunes et Amazon, pour ne citer qu’eux, bénéficient d’un taux de TVA réduit, du fait de leur installation au Luxembourg. Enfin, la Fnac a commis des erreurs stratégiques comme le fait d’avoir complètement négligé le virage des smartphones. FnacMusic n’est disponible ni sur iOS ni sur Android.
Malgré tout, la Fnac espère bien continuer à exister sur le marché de la musique. Elle place dans ses magasins des iPad sur lesquels les visiteurs pourront à la fois découvrir de nouveaux talents ainsi que le téléchargement légal de musique. Une bonne manière également de promouvoir l’usage des tablettes et d’en vendre quelques unes… C’est tout bénéfice pour Apple !