Le catalogue d’Apple Music ne va peut-être pas accueillir le 1989 de Taylor Swift (on attend des nouvelles de la chanteuse), mais les concessions faites par Apple concernant le versement de royalties durant la période d’essai gratuite de trois mois ont permis de débloquer la situation auprès d’importants indépendants (lire : Apple s'explique après le coup de pied au Cue de Taylor Swift sur Apple Music).

Merlin, une organisation gérant les droits numériques de plus de 20 000 labels et distributeurs de par le monde, ainsi que le prestigieux indépendant Beggars (Adele, Radiohead, Arcade Fire…), ont tous deux signé avec la Pomme pour faire partie de l’aventure Apple Music. Charles Caldas, le CEO de Merlin, écrit que la décision d’Apple de rémunérer les artistes durant les trois mois gratuits a été déterminante, tout comme des changements intervenus dans les contrats entre certains membres de l’organisation et Apple sur lesquels Caldas ne s’étend pas. « Nous pensons qu’Apple Music fournit aux artistes un modèle économique qui est bon sur le long terme », indique-t-il.
Le constructeur de Cupertino aurait-il ajouté un peu plus d’eau dans son vin afin de s’attirer les faveurs des indés ? Plusieurs associations d’artistes à travers le monde ont protesté des conditions du contrat du service de streaming (lire : Nouvelles salves de critiques sur une clause d'Apple Music). Quoi qu’il en soit, ces deux signatures sont une très bonne nouvelle qui confirme l’importance stratégique d’Apple Music pour la Pomme, même si tous les artistes ne sont pas sur la même longueur d’ondes (lire : Metallica et les Smashing Pumpkins ne chantent pas le même refrain).