
L'Argentine ferme progressivement ses portes : le gouvernement a annoncé une série de mesures protectionnistes visant à freiner la baisse de l'excédent commercial, lutter contre l'inflation et stabiliser la parité peso/dollar. De nombreux secteurs sont touchés, des textiles aux automobiles en passant par les poupées Barbie… et les smartphones.
Faute de « certificat d'origine », iPhone et BlackBerry ne peuvent en effet plus être vendus en Argentine.
Cristina Kirchner, en campagne pour sa réélection, a fait renforcer les barrières protectionnistes : comme le gouvernement brésilien, le gouvernement argentin favorise la relocalisation et la production locale. Ainsi, les produits d'Alcatel, Nokia, LG, Motorola, ZTE et Sony Ericsson, fabriqués en Argentine et accompagnés de leur certificat d'origine, peuvent être librement commercialisés.
Apple et RIM ayant refusé de produire en Argentine sous leur propre nom ou par le biais d'un partenaire, iPhone et BlackBerry sont désormais interdits
de facto : les deux sociétés doivent désormais passer par une procédure de certification où elles vont devoir justifier leur présence sur le marché argentin. Les principaux opérateurs et distributeurs du pays ont cessé leur commercialisation, et même parfois la prise en charge (réparation et garantie) des modèles existants. Si RIM semble chercher un partenaire en Terre de Feu pour produire ses smartphones au pays, Apple ne semble pour le moment pas pressée d'en faire autant.
Si les ventes d'iPhone ont augmenté de 275 % entre 2009 et 2010 en Argentine, Apple est en effet un acteur mineur du marché : les ventes de RIM, qui ont augmenté de 205 % dans la même période, sont deux fois supérieures. Le grand gagnant de la « loi de promotion industrielle » ? Samsung : comme Apple et Foxconn au Brésil, la firme coréenne a travaillé main dans la main avec le gouvernement argentin pour produire localement 50 000 smartphones par mois, de quoi encore renforcer la présence d'Android en Argentine.
[Via
La Nacion]
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