Une étude réalisée par Télécom Paris et qui a pour objectif de lutter contre l’obsolescence programmée, s’intéresse aux relations qu’ont les Français avec leurs smartphones. Il en ressort qu’en 2023, 42 % des personnes sondées vivent avec un smartphone dysfonctionnel !

Mais alors qu’est-ce qu’un smartphone dysfonctionnel pour les responsables de cette étude ? Première chose intéressante : 42 % de ces problèmes sont logiciels, 23 % sont matériels et 34 % « entre les deux ».
Les dix principaux problèmes cités dans l’ordre d’importance sont :
- Batterie dégradée
- Stockage saturé
- Lenteur
- Bugs d'applications
- Problèmes de Wi-Fi
- Problèmes avec l'écran
- Dysfonctionnements logiciels
- Sensibilité du tactile
- Chargement
- Applications pas à jour ou indisponibles
Toujours d’après cette étude, ces problèmes arrivent tôt : la moitié dans l’année de l’obtention du smartphone, un quart durant la deuxième année. Mais la statistique la plus surprenante de cette étude, c’est le taux d’acceptation de ces problèmes. 42 % des personnes qui ont rencontré un problème affirment vivre avec et ne tentent pas de le résoudre. C’est d’autant plus étonnant qu’ils sont 79 % à considérer les problèmes rencontrés comme plutôt gênants ou très gênants. Ils sont à peine plus (43 %) à avoir essayé de rectifier le problème, mais, dans plus de la moitié des cas, cette tentative a échoué. À noter que ce questionnaire en ligne a été réalisé auprès d’un panel de 1000 personnes, dont 30 % d’entre elles possèdent un appareil sur iOS.
Pour régler ces problèmes, les responsables de cette étude appellent les différents acteurs à mettre en place plusieurs levées d’action, comme la mise en place d’une garantie logicielle de la part des fabricants de smartphones, et ce, sur plusieurs années. Ce qui est déjà le cas chez bon nombre de constructeurs. Il est également proposé de mettre à « disposition des applications plus légères et moins consommatrices de données pour ne pas saturer le stockage, compatibles avec de faibles capacités de calcul pour éviter la lenteur et préserver la batterie ». Il est également demandé de « faciliter la gestion du stockage et rendre intelligibles les données produites par les applications » ainsi que d’ajouter des « paramètres qui permettent de contourner les dysfonctionnements et de préserver la batterie ». Il est aussi demandé d’étendre le bonus réparation à la résolution de problèmes logiciels !
À cette liste, on serait tenté d’ajouter les surcouches Android qui ne sont pas toujours une réussite. D’autre part, l’une des manières d’allonger la vie des smartphones, c’est également d’acheter des produits de qualité, mais c’est une autre histoire…