Le label QualiRépar lance son « bonus réparation » avec 31 familles d’appareils électr(on)iques, dont les smartphones et les ordinateurs portables. La loi AGEC prévoyait la création de « fonds réparation » financés par les filières industrielles pour « encourager le consommateur à réparer plutôt que racheter un produit neuf » et permettre « la création d’emplois locaux non délocalisables ».
Selon le principe du « pollueur-payeur », les filières des équipements électriques et électroniques, des jouets, des articles de sport et de loisirs, et des produits de bricolage et de jardinage doivent alimenter ces fonds. Avec le label QualiRépar, Ecosystem et Ecologic prévoient ainsi une enveloppe de 410 millions d’euros pour abaisser la facture de la réparation de 10 à 45 € selon les appareils.
À peine 10 % des appareils électriques et électroniques tombés en panne sont réparés. Le gouvernement veut augmenter le nombre de produits réparés de 20 % par an, pour atteindre un taux de réparation de 60 % à terme. Le montant du « bonus réparation » peut sembler dérisoire quand il concerne un ordinateur portable (45 €) ou un smartphone (25 €), mais peut couvrir jusqu’à 20 % de la facture de rafistolage d’une perceuse (15 €) ou d’une centrale vapeur (20 €).
En toute logique, il concerne uniquement les appareils détenus par les particuliers qui ne sont plus couverts par une garantie légale ou commerciale, pour une réparation d’un montant plus élevé que le bonus lui-même. La ristourne est appliquée directement sur la facture chez les 500 réparateurs participant au dispositif. Ecosystem espère que 10 000 enseignes, y compris les services après-vente des grands distributeurs et des fabricants, seront labellisées d’ici à 2027.
Si la plupart des appareils électroniques sont concernés dès aujourd’hui, il faudra attendre 2024 pour que les ordinateurs de bureau, les moniteurs, et les imprimantes puissent bénéficier du bonus. En 2025, les climatiseurs mobiles et les outils électroportatifs rejoindront une liste qui comptera alors 68 familles d’appareils. L’industrie du textile et des chaussures, ainsi que celles des meubles, doivent mettre en place des fonds similaires en 2023.