Marco Arment, qui est responsable du développement de Tumbir et Instapaper, tacle gentiment Apple. Il affirme que si la pomme devait soumettre iBooks à l'App Store, elle serait retoquée tellement elle a recours à des API non documentées (privées).
Il explique que dans ses applications qui ne sont pas livrées par défaut, Apple avait pour habitude de n'en utiliser que très peu. Mais la tendance semble s'être inversée avec iBooks. Marco Arment estime que cela peut poser à terme des problèmes de concurrence déloyale si ce phénomène perdure.
L'année dernière, lors de la WWDC, Bertrand Serlet avait pris le temps d'expliquer comment la maturation des API se déroulait chez Apple. Le vice-président du développement des logiciels avait déclaré que la principale problématique avec les API était de les inscrire dans le temps. Une API doit être conçue pour fonctionner le plus longtemps possible sans le moindre changement afin de garantir la longévité et le bon fonctionnement des logiciels sur le long terme.
Pour parvenir à cela, Apple a un système de validation des API. Chaque API démarre sa vie en tant qu'API privée. Elle est ensuite testée par les équipes d'Apple. Si elle donne entièrement satisfaction, la société californienne la soumet à sa communauté de développeurs, afin d'avoir leur feedback. Ensuite, Apple s'engage à ce que l'API en question fonctionne sur le long terme. Telle est la position d'Apple sur le sujet…
Le lancement de l'iPad et de ses logiciels emblématiques comme iBooks a probablement été fait dans l'urgence. On imagine que bon nombre d'APIs utilisées dans cette application seront incluses dans iPhone OS 4.0. Si ce n'est pas le cas, on pourra effectivement commencer à s'inquiéter…
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