La petite application de blocage des appels est devenue grande. Begone rafraichit son interface en même temps qu’elle inaugure une base de données « de protection automatique » alimentée par les utilisateurs… mais reliée à un abonnement. Bien que le fonctionnement des applications de blocage des appels ait été perturbé par iOS 18, le jeu en vaut peut-être bien la chandelle.

Begone permet toujours d’importer des listes de numéros bloqués, comme celle comportant les 30 millions de numéros attribués aux démarcheurs par l’Arcep, et de créer ses propres listes. Sans tout à fait empêcher les appels indésirables, quelques raclures de fond de combiné se permettant d’appeler avec des numéros de téléphone portable, l’application réduit considérablement les dérangements.
Avec sa nouvelle base de données de protection automatique, alimentée par les utilisateurs eux-mêmes, elle reprend le principe de la regrettée Orange Téléphone pour bloquer les importuns. Les numéros référencés dans la base de données au moins une fois (ou jusqu’à cinq fois) pendant la dernière année (ou jusqu’à cinq ans) seront automatiquement bloqués par Begone.
Mais alors qu’Orange réserve ses fonctionnalités de blocage aux abonnés qui payent leur abonnement téléphonique rubis sur l’ongle, Begone doit bien trouver une manière de se financer. Sans surprise, l’ancien système de pourboire entre 0,99 et 5,99 € laisse place à un abonnement coutant 1,99 € par mois ou 19,99 € par an. L’accès continu à la base de données de protection automatique peut aussi être acheté une fois pour toutes pour 79,99 €.