Si l'App Store était une entreprise autonome, les revenus engrangés l'an dernier (26,5 milliards de dollars) la positionnerait aux alentours de la 105e place du classement Fortune 500 des plus grandes entreprises américaines. Derrière le constructeur d'équipements agricoles Deere, mais devant les produits alimentaires Heinz…

L'App Store est le segment le plus important des services Apple, dont le chiffre d'affaires s'est établi à 57 milliards de dollars l'an dernier : cette activité rentre dans le club très fermé du Fortune 100… soit une des entreprises les plus importantes au monde, si d'aventure le constructeur décidait de la séparer du reste de ses activités !
Horace Dediu, célèbre analyste d'Asymco, a mouliné les derniers chiffres donnés par Apple concernant la bonne santé de la boutique d'applications, dont le chiffre d'affaires a augmenté de 33% entre 2016 et 2017 (lire : L'App Store a généré 300 millions de dollars le 1er janvier).
Apple reverse chaque année aux développeurs une moyenne de 25 milliards de dollars, et même un peu plus (en cumulé, 86,5 milliards depuis 2008, le premier milliard ayant été atteint en juin 2010). Pour donner une idée de ce que ces 25 milliards représentent, il s'agit d'une somme supérieure aux revenus engrangés par le groupe McDonald's en 2016.

Autre comparaison qui donne le vertige : le business des applications iOS devrait cette année dépasser celui du box-office mondial. Il faut aussi garder en tête que beaucoup d'applications « gratuites » comme Facebook, YouTube, Netflix, Google, Amazon, eBay et d'autres encore se rémunèrent d'une manière qui n'est pas comptabilisée dans les chiffres d'Apple (publicité, revente de données…). Des interactions qui pèsent des « centaines de milliards » de dollars, rappelle Dediu.
Selon les constatations de l'analyste, l'activité économique générée par iOS l'an dernier a représenté 180 milliards de dollars. En y incluant le matériel, on atteint la somme stratosphérique de 380 milliards…