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À peine arrivés, les vélos de Gobee.bike quittent la France

Nicolas Furno

lundi 26 février 2018 à 10:25 • 89

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Gobee.bike est arrivé en France au début du mois d’octobre 2017, mais le service de vélos en libre-service jette l’éponge quelques mois plus tard. L’entreprise chinoise a annoncé ce week-end l’arrêt de son offre en France, effective dès le 24 février, et le retrait programmé de tous les vélos verts qu’elle avait installés à Lille, Paris, Reims ou encore Lyon. Il n’est plus possible de louer un vélo et si vous utilisiez le service, tous les crédits restants et votre caution seront remboursés d’ici une dizaine de jours ouvrés.

Pourquoi ce départ si rapide et précipité ? Gobee.bike pointe du doigt les multiples dégradations volontaires et les vols du matériel depuis plusieurs semaines. Les chiffres sont vertigineux en effet : en quatre mois, 3 200 vélos ont été dégradés et l’entreprise compte plus d’un millier de vols ou de « privatisations ». En effet, contrairement au « Vélib’ » parisien et aux autres offres similaires dans les villes, les vélos de Gobee.bike n’étaient pas associés à un système de bornes fixes. C’était le point fort de cette offre, mais aussi sa faiblesse : les vélos verts restaient disponibles librement dans la rue.

Incités par l’une des chroniques de Chine, nous avons essayé le service à son lancement à Lyon, courant décembre et la formule était très plaisante. Pour louer un vélo, il suffit de scanner son code QR placé sur le guidon. L’app commence alors à facturer le temps d’utilisation et vous pouvez l’utiliser pour vous déplacer. À la fin du trajet, vous devez simplement laisser le vélo dans une zone accessible, par exemple sur un trottoir, et le signaler dans l’app.

Quelques contraintes devaient être respectées : les vélos devaient être laissés dans une zone géographique précise et un GPS embarqué s’en assurait, facturant une somme supplémentaire à l’utilisateur qui ne respectait pas la consigne. Par ailleurs, le deux-roues ne devait pas être positionné dans un lieu privé (un jardin), ni privatisé avec un cadenas personnel.

Un vélo Gobee.bike à Lyon, avec le code QR à scanner lors de la location.

Il n’était pas nécessaire d’avoir accès à tous les chiffres de l’entreprise originaire de Hong-Kong pour comprendre que ces consignes n’étaient pas respectées. Sans même parler d’actes de vandalisme, on retrouvait souvent des bicyclettes vertes en-dehors de la zone autorisée à Lyon, et ce, dès les premiers jours. Par rapport aux vélos traditionnels en location, ceux de Gobee.bike étaient aussi plus fragiles, peut-être trop pour un usage aussi intensif.

Pour autant, le cas français est loin d’être isolé. Gobee.bike s’est déjà retiré d’Italie pour les mêmes raisons, mais aussi de Bruxelles et le problème est également présent en Chine. D’autres services de location en libre-service souffrent également de ce genre de problèmes, mais l’échec de cette offre ne signifie pas que la formule n’est pas bonne. La preuve, à Paris notamment, deux autres acteurs renforcent au contraire leur flotte : Ofo et ses vélos jaunes, ceux gris et orange de Mobike et encore les jaunes et gris d’oBike.

Photo de Mobike, le jour de l’arrivée du service à Paris.

Reste à savoir si ces offres extrêmement similaires auront plus de succès sur le long terme, sachant qu’elles profitent actuellement des difficultés du Vélib’ dans la capitale. Les vélos de Mobike ont l’avantage d’être conçus pour limiter le nombre de pièces susceptibles de casser (pas de chaîne, pas de chambre à air) et peut-être que cela évitera les dégradations subies par Gobee.bike. Mais il reste encore de nombreuses inconnues et notamment la rentabilité de services qui ne sont pas, pour le moment, soutenus par des municipalités.

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